mardi 7 mai 2019

Questions sur Bone

 Justifiez vos réponses.
1) Quels sont à votre avis les meilleurs passages du livre?
2) Quelles sont ses faiblesses?
3) Ce livre possède-t-il tout ce que vous attendez d'un grand roman?
4) A-t-il des points communs avec les autres romans lus pour le cours?

mercredi 17 avril 2019

Plan détaillé commentaire

Plan détaillé commentaire Zola
Mettre les principales idées et les procédés pour chaque axe

  1. la perception de la foule :
    - Percevoir = par les sens (vue, ouïe), par la pensée (impression positive ou négative)
    - mots désignant la foule : « bande » indique le nombre et l'unité « milliers » « bataillon » connotation militaire
    - scène avec éléments descriptifs : perception d'une foule en marche c-a-d une action continue détaillée donc une scène + indications descriptives
    - cadre spatio-temporel : nuit (« masses noires ») route (« coude du chemin »)
    - point de vue perceptif : qui perçoit ? Narrateur et/perso ? Point de vue fixe
    - métaphore ? Comparant = tempête /comparé = foule pts communs puissance et bruit
    « torrent » comparé foule puissance, mouvement, compacité, « flots » comparé foule
    « rugissement » comparé voix de la foule pts communs puissance et volume sonore


  1. Registres
    - registre épique la foule perso collectif action héroïque – le héros est prêt à se sacrifier pour une cause, il a de la puissance (faire des les citations qui le montrent)
    - les termes évaluatifs mélioratifs tels que « grandiose » montrent l'admiration du narrateur
    - hyperboles qui grandissent la foule et le chant
    - registre fantastique : aspect surnaturel dans le texte
    – comparaisons « bouches géantes » (fantastique) comparé bouches de la foule « peuple invisible » comparé : échos des voix
    - personnification de la nature
    - présence d'un « peuple invisible (…) acclamant les insurgés » dans la campagne
    - la nuit contribue à rendre à l'atmosphère fantastique : il y a « de mystérieux reflets d'étain fondu » et des « trous de ténèbres »

lundi 15 avril 2019

Questions sur Bone

1) Quel est le problème de Chappie au début de l'histoire ?
2) Quel est l'événement déclencheur ?
3) Quelle action est répétée par différents personnages dans chaque chapitre jusqu'au huitième inclus ?
4) Quel est le triste secret de Chappie ?
5) Porter des piercings, une crête, se tatouer, fumer de l'herbe, voler et aider une petite fille, pourquoi Chappie fait-il tout cela?
6) Quel est le but de Chappie en général ?
7) Y a-t-il des points communs entre Chappie et les jumeaux du Grand cahier

lundi 8 avril 2019

Poème à commenter



Ma Bohême

 

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !


Arthur Rimbaud, Cahier de Douai (1870)

Deux incipits

Comparez ces deux incipits de roman (procédés, niveau de langue, contenus narratifs) :


Si vous voulez vraiment que j'en parle, la première chose que vous voudrez sans doute savoir, c’est où je suis né, et quel genre d'enfance pourrie j'ai eu, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de rentrer là-dedans, si vous voulez savoir la vérité. D'abord, ce genre de truc m'embête et deuxièmement, mes parents auraient chacun environ deux attaques, si je racontais des trucs plutôt personnels sur eux. Ils sont assez susceptibles à propos de ce genre de choses, spécialement mon père. Ils sont sympa et tout – je dis pas le contraire – mais ils sont aussi terriblement susceptibles. D'ailleurs, je ne vais pas vous faire ma putain d'autobiographie en entier. Je vais juste vous raconter ce truc de dingue qui m’est arrivé vers le dernier Noël juste avant que je sois pas mal déglingué et que je sois obligé de venir ici me remettre. Je veux dire, c'est tout ce que j'ai dit à D.B. et il est mon frère et tout. Il est à Hollywood. C’est pas trop loin de cette foutue baraque et il vient me voir pratiquement chaque week-end. Il va me ramener à la maison quand je rentrerai chez moi, le mois prochain peut-être. Il vient de se payer une Jaguar. Une de ces petites merveilles anglaises qui font environ du trois cents à l’heure. Ça lui a coûté pas loin de quarante mille balles. Il est plein aux as à présent. C'était pas comme ça avant. Avant, il était juste un écrivain normal quand il était à la maison. Il a écrit ce super livre de nouvelles, Le Secret du poisson rouge, au cas où vous n'auriez jamais entendu parler de lui. La meilleure dedans, c’était "Le Secret du poisson rouge". C'était à propos d’un petit gosse qui voulait laisser personne regarder son poisson rouge parce qu’il l’avait acheté avec ses propres sous. Ça m’a tué. Maintenant il est à Hollywood, D.B., à se prostituer. S’il y a une chose dont j’ai horreur c’est les films. Ne m’en parlez jamais. 

Salinger, L'Attrape-coeurs, 1951.


Vous allez sans doute croire que j’invente pour avoir l’air mieux que je suis en réalité ou plus malin ou pour me vanter d’avoir de la chance, mais c’est faux. En plus, bien des choses qui me sont arrivées jusqu’ici dans la vie – je vais en parler sous peu – me feraient plutôt passer pour quelqu’un de mauvais ou de carrément bête ou pour une victime de circonstances tragiques. Ça ne prouve pas, je m’en rends bien compte, que je sois en train de dire la vérité. Mais si je voulais me faire passer pour meilleur que je suis ou pour plus intelligent ou me donner l’air d’être en quelque sorte le maître de ma destinée, je le pourrais. Seulement, la vérité est plus intéressante que tout ce que je suis capable d’inventer et c’est d’abord pour ça que je m’y tiens.

Quoi qu’il en soit, mon existence est devenue intéressante, disons, l’été de mes quatorze ans. J’étais à fond dans la fumette et comme j’avais pas d’argent pour m’acheter de l’herbe je me suis mis à fouiner tout le temps dans la maison pour dénicher des trucs à vendre – mais il n’y avait pas grand-chose. Ma mère, qui était encore un peu comme ma meilleure amie, et Ken mon beau-père avaient une maison assez convenable que ma mère avait obtenue de mon vrai père il y a une dizaine d’années au moment de leur divorce. À l’écouter, ce n’est pas une maison qu’elle a reçue mais des traites à payer, et de mon père elle ne dit pratiquement rien – c’est ma grand-mère qui se charge d’en parler. Ma mère et Ken avaient des boulots minables et ne possédaient rien à voler, du moins rien dont ils n’auraient aussitôt remarqué la disparition. Ken faisait de l’entretien à la base aérienne, c’est-à-dire en réalité du nettoyage, mais il se disait technicien des services du bâtiment. Quant à ma mère, elle était aide-comptable à l’hôpital, ce qui est également un boulot nul où on fait que regarder un écran d’ordinateur toute la journée en tapant sur des touches pour y mettre des chiffres.

Russell Banks, Sous le règne de Bone, 1995. 

mercredi 20 mars 2019

Texte à commenter

Texte C : Emile Zola, La Fortune des Rougon, I, (1871).

 [Le coup d’État du 2 décembre 1851, organisé par Louis-Napoléon Bonaparte, a suscité en Provence des insurrections républicaines, notamment dans le département du Var. C’est cette révolte que décrit Zola au début de La Fortune des Rougon.]

   La bande descendait avec un élan superbe, irrésistible. Rien de plus terriblement grandiose que l’irruption de ces quelques milliers d’hommes dans la paix morte et glacée de l’horizon. La route, devenue torrent, roulait des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s’épuiser ; toujours, au coude du chemin, se montraient de nouvelles masses noires, dont les chants enflaient de plus en plus la grande voix de cette tempête humaine. Quand les derniers bataillons apparurent, il y eut un éclat assourdissant. La Marseillaise emplit le ciel, comme soufflée par des bouches géantes dans de monstrueuses trompettes qui la jetaient, vibrante, avec des sécheresses de cuivre, à tous les coins de la vallée. Et la campagne endormie s’éveilla en sursaut ; elle frissonna tout entière, ainsi qu’un tambour que frappent les baguettes ; elle retentit jusqu’aux entrailles, répétant par tous ses échos les notes ardentes du chant national. Alors ce ne fut plus seulement la bande qui chanta ; des bouts de l’horizon, des rochers lointains, des pièces de terre labourées, des prairies, des bouquets d’arbres, des moindres broussailles, semblèrent sortir des voix humaines ; le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans, la cascade gigantesque sur laquelle coulaient les bleuâtres clartés de la lune, étaient comme couverts par un peuple invisible et innombrable acclamant les insurgés ; et, au fond des creux de la Viorne1, le long des eaux rayées de mystérieux reflets d’étain fondu, il n’y avait pas un trou de ténèbres où des hommes cachés ne parussent reprendre chaque refrain avec une colère plus haute. La campagne, dans l’ébranlement de l’air et du sol, criait vengeance et liberté. Tant que la petite armée descendit la côte, le rugissement populaire roula ainsi par ondes sonores traversées de brusques éclats, secouant jusqu’aux pierres du chemin.

1. Rivière qui coule près de la ville de Plassans.

Axes :
1) Comment est perçue la foule révolutionnaire ?
2) Comment l'auteur donne-t-il une tonalité à la fois fantastique et épique à cette scène ?

Questions préparatoires :

1) Quels sont les temps ? Pourquoi ?
2) Ce passage est-il une scène ou une description ?
3) Quels sont les mots qui permettent de définir le cadre spatial ? Et le cadre temporel ?
4) Trouvez des personnifications. Expliquez-les. (Qu'est-ce qui est personnifié ? Quel est le mot qui personnifie ? Pourquoi cette personnification?)
5) Trouvez des métaphores. Expliquez-les.
6) Trouvez des comparaisons. Expliquez-les.
7) Trouvez des hyperboles. Expliquez-les.
8) Quels sont les registres (tonalités) ? Justifiez.
9) Le regard sur la foule est-il fixe ou non ? Le cadre est-il fixe ou non ?

lundi 18 mars 2019

Questions sur Bone

1) Que fait Chappie des pièces qu'il vole ?
2) A quelle condition les bikers acceptent-ils de loger Chappie ? 
3) Pourquoi Chappie tire-t-il à la carabine sur le lit de sa mère et de son beau-père ?
4) Pourquoi Chappie vole-t-il une chemise de nuit en soie verte ?
5) Pourquoi Buster donne-t-il vingt dollars à Chappie ? 
6) Où Chappie dort-il quand il ne peut plus loger chez les bikers ? 
7) Qui est Bruce ? Dans quel chapitre se trouve son portrait ?
8) Pourquoi la patronne du vidéo-club renvoie-t-elle Russ ? 
9) Comment les bikers volent-ils des télés, des ordinateurs et des magnétoscopes ? 
10) Pourquoi Chappie se sent-il coupable après avoir répondu à Bruce à propos des magnétoscopes disparus ? 

vendredi 15 mars 2019

Plan d'un axe du commentaire de Dumas

Comment l'auteur rend-il inquiétant le personnage de Milady ?

1) Expliquer ce qui est inquiétant en général chez une personne : les actes, les pensées et les projets, les sentiments, il faut aussi que la personne ait un pouvoir. Sinon elle n'inquiétera pas.

2) Les actes de Milady : paratexte : procédé de fiction : rôle de Milady dans l'intrigue romanesque

3) Les pensées et les projets : 
a) les projets : vengeance donc évasion
b) autres pensées : examen de soi

4) Les sentiments :
a) haine et colère
b) satisfaction

5) Le pouvoir :
a) détermination
b) séduction et beauté

lundi 18 février 2019

Incipits de L'Attrape-coeurs et de Sous le règne de Bone

If you really want to hear about it, the first thing you’ll probably want to know is where I was born, and what my lousy childhood was like, and how my parents were occupied and all before they had me, and all that David Copperfield kind of crap, but I don’t feel like going into it, if you want to know the truth. In the first place, that stuff bores me, and in the second place, my parents would have two hemorrhages apiece if I told anything pretty personal about them. They’re quite touchy about anything like that, especially my father. They’re nice and all - I’m not saying that - but they’re also touchy as hell. Besides, I’m not going to tell you my whole goddam autobiography or anything. I’ll just tell you about this madman stuff that happened to me last Christmas just before I got pretty run-down and had to come out and take it easy. I mean that’s all I told D.B. about, and he’s my brother and all. He’s in Hollywood. That isn’t too far from this crumby place, and he comes over and visits me practically every week end. He’s going to drive me home when I go home next month maybe. He just got a Jaguar. One of those little English jobs that can do around two hundred miles an hour. It cost him damn near four thousand bucks. He’s got a lot of dough, now. He didn’t use to. He used to be just a regular writer, when he was home. He wrote this terrific book of short stories, The Secret Goldfish, in case you never heard of him. The best one in it was "The Secret Goldfish." It was about this little kid that wouldn’t let anybody look at his goldfish because he’d bought it with his own money. It killed me. Now he’s out in Hollywood, D.B., being a prostitute. If there’s one thing I hate, it’s the movies. Don’t even mention them to me.

Salinger, The Catcher in the rye, 1951.

You’ll probably think I’m making a lot of this up just to make me sound better than I really am or smarter or even luckier but I’m not. Besides, a lot of the things that’ve happened to me in my life so far which I’ll get to pretty soon’ll make me sound evil or just plain dumb or the tragic victim of circumstances. Which I know doesn’t exactly prove I’m telling the truth but if I wanted to make myself look better than I am or smarter or the master of my own fate so to speak I could. The fact is the truth is more interesting than anything I could make up and that’s why I’m telling it in the first place.

Anyhow my life got interesting you might say the summer I turned fourteen and was heavy into weed but I didn’t have any money to buy it with so I started looking around the house all the time for things I could sell but there wasn’t much. My mother who was still like my best friend then and my stepfather Ken had this decent house that my mother’d got in the divorce from my real father about ten years ago and about that she just says she got a mortgage not a house and about him she doesn’t say much at all although my grandmother does. My mom and Ken both had these cheesy jobs and didn’t own anything you could rob at least not without them noticing right away it was gone. Ken worked as a maintenance man out at the airbase which is like being a janitor only he said he was a building services technician and my mom was a bookkeeper at the clinic which is also a nothing job looking at a computer screen all day and punching numbers into it.

Russell Banks, The Rule of Bone, 1995.

Commentaire du texte de Le Clézio (premier axe)


Première partie du développement d’un commentaire du texte tiré de Désert de Le Clézio :


Comment la description de la vieille ville et de ses caractéristiques se met-elle en place dans ce passage ? Trois procédés nous semblent impliqués dans cette mise en place : la scène, le point de vue subjectif et la gradation négative. Tout d’abord, on remarque que ce passage n’est pas une pure description de la ville. Les éléments descriptifs sont introduits peu à peu au fil d’une scène. En effet, le narrateur nous raconte, au présent, une action unique et continue, la traversée d’une partie de la ville par Lalla. Les nombreux verbes d’action dont le sujet est Lalla (« continue à marcher », « Lalla avance », « elle tourne », « elle s’en va vite ») nous l’indiquent. Les premiers éléments descriptifs apparaissent à partir de la troisième phrase. Une première partie de la description se met ainsi en place dans les phrases suivantes jusqu’au monologue intérieur « Où aller ? ». Puis d’autres éléments apparaissent après des verbes d’action et des expressions qui désignent les sentiments. Dans cette suite de la description, on remarque une toponymie (« rue des Pistoles », « traverse de la Charité ») qui situe avec une précision réaliste la progression de l’héroïne. Les notations descriptives sont donc dispersées dans cette scène. D’autre part, on constate que le narrateur ne décrit que ce voit Lalla. Le récit adopte donc un point de vue subjectif. En effet, ce qui apparaît ce sont d’abord les « fenêtres au ras du sol » puis « les volets (…) tirés » et les « recoins pourris au bas des murs ». On suit donc le regard de Lalla qui se déplace le long des rues qu’elle parcourt. Plus loin dans le texte et dans la ville, le narrateur mentionne « l’étrange dôme rose » que Lalla aperçoit « à travers le portail de pierre grise ». La description progresse donc dans l’espace avec le regard de l’héroïne. Il s’agit d’une description en mouvement. Enfin, on note que les éléments descriptifs prennent au fur et à mesure une connotation négative qui va crescendo. Les premiers éléments descriptifs sont plutôt neutres : « il n’y a personne dans les rues à cette heure-là ». Puis on rencontre des figures de style qui noircissent le tableau. On pourrait parler d’une gradation négative de la description. Cela est dû, là aussi, au point de vue subjectif. Les sentiments de Lalla font apparaître deux champs lexicaux, celui de la mort et celui de la prison. On remarque en effet une métaphore, « haleine de mort », qui désigne le souffle froid des soupiraux. On trouve également le mot « tombeau » dans une comparaison à propos du « dôme rose ». Par ailleurs, la description insiste sur l’aspect des fenêtres qui sont « fermées par des grillages », « noires », « garnies de barreaux ». Le mot « barreau » est même répété deux fois et l’on trouve cinq occurrences du mot « fenêtres ». Cette insistance permet de donner à la ville un aspect de plus en plus sombre, à la fois funèbre et carcéral. En somme, nous avons ici affaire à une description en mouvement faite d’un point de vue subjectif selon une gradation négative qui rend la ville de plus en plus inquiétante.

lundi 4 février 2019

Commentaire du texte de Le Clézio :

1er axe : mise en place de la description
a) la scène
b) le point de vue subjectif
c) gradation des aspects négatifs
détail des sous parties :



1) Scène : La traversée de la vieille ville
Champ lexical du déplacement
Éléments descriptifs : rues avec chiens, fenêtres avec barreaux, volets tirés, maisons abandonnées, dôme rose.
Cette description ne nous donne pas de vue d'ensemble de la ville (seuls quelques détails) , nous avons également deux nom de rue (toponymie) « Rue des Pistoles », « Traverse de le charité ».
Ces noms donnent un effet réaliste.


2) Point de vue subjectif de Lalla :
champ de vision du personnage, description en mouvement 

3) gradation : aspects négatifs :
impression d'abandon
impression de prison
impression de mort (Comparaison : comparaison du dôme rose avec un tombeau, Métaphore : « froid de mort »)

lundi 28 janvier 2019

Correction des questions sur La Métamorphose

1) La situation initiale est que Gregor Samsa est représentant de commerce. Il vit au sein de sa famille, avec sa mère, son père et sa sœur. Ils habitent dans un appartement situé dans une ville qui n'est pas nommée. Cinq ans plus tôt, faisant faillite, le père a contracté une dette envers le patron de Gregor et celui-ci le rembourse peu à peu. Le père est depuis lors sans emploi. La mère ne travaille pas et la sœur, Grete, a dix-sept ans. Gregor est donc soutien de famille.
2) L'événement déclencheur de l'histoire est la métamorphose de Gregor en insecte, dont il s'aperçoit un matin à son réveil.
3) Cet événement est contraire au désir de Gregor. Il l'empêche de se rendre à son travail et cause la perte de son emploi. Son travail lui est pourtant pénible. Mais il se sent le devoir de soutenir sa famille. 
4) Les conséquences de cet événement sont d'abord la perte de l'emploi, l'incapacité de quitter l'appartement puis la chambre, l'isolement de Gregor qui ne parvient plus à communiquer avec ses parents et enfin son rejet définitif et sa mort. 
5) A la suite de la métamorphose, Gregor espère qu'il pourra aller à son travail. Il tente de rassurer le fondé de pouvoir. Ensuite, il s'efforce de déranger le moins possible sa famille et notamment de ne pas effrayer sa mère. 
6) Le monde de La Métamorphose est différent du nôtre du fait de la transformation d'un homme en insecte. Pour le reste, tout semble se conformer au monde réel. Cependant, la réaction de Gregor et de ses parents à sa transformation n'est pas ce qu'on attendrait dans notre monde. Gregor commence par penser que la transformation de sa voix est due à un rhume et qu'il va pouvoir se lever et prendre son café. Sa mère s'évanouit et son père éclate en sanglots quand ils découvrent l'insecte. Mais, par la suite, aucun personnage ne cherche une explication à ce fait étrange. Le médecin qu'on a d'abord envoyé chercher ne sera jamais consulté. Tout le monde se soumet à cette fatalité sans la mettre en question ou espérer un remède. 
7) La famille prend des locataires pour avoir un revenu suffisant puisque Gregor ne travaille plus. Le loyer est un complément au salaire du père, de la mère et de la sœur qui ont dû trouver un emploi.  
8) L'histoire dure de l'automne au début du printemps donc de quatre à cinq mois environ. 
9) Le conflit est celui qui oppose Gregor à son père. Il est le plus aigu au moment où son père lui lance des pommes et le blesse grièvement pour le repousser dans sa chambre. 
10) Les causes de la mort de Gregor sont très probablement son renoncement à la nourriture, sa mélancolie et les suites de sa blessure.

mardi 15 janvier 2019

Nouvelles questions sur La Métamorphose

1) Pourquoi Gregor doit-il travailler pour son patron ?

2) Quelles sont les tonalités principales de ce récit ?


mercredi 5 décembre 2018

méthode du commentaire (2)

Quels effets produit la musique dans l'extrait du Grand Meaulnes ? 
1. Un effet apaisant sur les enfants.
2. Un sentiment de bonheur et une rêverie de Meaulnes. 
Vous devez expliquer ces idées et les justifier par des citations. 

Une fois que vous avez étudié le thème (effets de la musique) dans le texte, vous devez mettre en ordre vos idées pour construire votre partie. 
Par quoi commencer ?
Vous notez en une phrase l'idée directrice de votre partie :
La musique produit un effet bienfaisant sur les personnages.
Ensuite, vous développez chaque mot clé de votre phrase :
- Musique : de quelle musique s'agit-il ? Que nous dit le texte sur cette musique ?
- Effet : idem.
- Personnages : idem. 
Vous notez l'explication et des citations pour ces trois mots. 
Mise en ordre :
1. Commencez par parler de la musique.
2. Dites quels personnages en éprouvent les effets.
3. Dites les effets sur les enfants.
4. Dites les effets sur Meaulnes. 
Cela vous donne quatre sous-parties. Le total doit faire 30 lignes environ. 

 

mardi 20 novembre 2018

Questions sur Le Grand cahier


De quoi les jumeaux sont-ils accusés par le policier ?

Sont-ils coupables ?

Qu'a fait la servante quand le troupeau humain est passé ?

Que sont devenus les cartouches, le fusil et les grenades du soldat mort ?

Pourquoi le vieux monsieur amène-t-il la fille chez la grand-mère ?

Pourquoi les femmes, les enfants et les vieux du troupeau humain sont-ils emmenés par des soldats ?

De quelle nationalité sont l'officier et son ordonnance ?

De quelle nationalité est le policier ?

Pourquoi l'officier libère-t-il les jumeaux ?

Pourquoi a-t-il le pouvoir de le faire et de faire emmener le policier ?

Pourquoi la grand-mère embrasse-t-elle les soldats qui accompagnent le civil venu chercher la "cousine" ?

Qui sont les soldats sur les affiches qui apparaissent sur les murs de la ville ?

Pourquoi des gens de la ville fuient-ils et où vont-ils ?

Que signifient les mots : "la Grande Ville est tombée" ? De quelle ville s'agit-il ?

Quel est le grand fleuve évoqué dans la phrase : "S'ils ont traversé le Grand Fleuve, plus rien ne les arrêtera." ? De qui s'agit-il ?

Pourquoi l'officier dit-il adieu aux jumeaux ?

Qui sont les nouveaux étrangers qui arrivent dans la ville ?

Dans quel pays la mère veut-elle emmener les jumeaux quand elle revient ?

Pourquoi Bec-de-Lièvre est-elle morte ?

Qui est le chef des "Libérateurs", dont la photo est exposée partout ?

mardi 6 novembre 2018

exercice sur les subordonnées

Séparez les propositions et indiquez leur nature : 

 
1. Les félicitations que la classe a reçues étaient méritées.

2. Les nuits étant fraîches, emportez quelques lainages.

3. Il arrive à mes voisins de se quereller la nuit entière.

4. Il aurait fallu qu’il taillât les rosiers au printemps.

5. On poursuivait les recherches bien qu’il n’y eût plus d’espoir.

6. Tu as offert des fleurs à la jeune fille dont on fêtait l’anniversaire.

7. Tous les tiroirs ayant été fouillés, la carte demeurait introuvable.

8. Plusieurs témoins avaient vu l’avion perdre de l’altitude.

9. Les voyous parmi lesquels se trouvait ton frère poursuivaient Ismaël.

10. J’ignore quand la décision sera prise.

dimanche 21 octobre 2018

Le Grand cahier


[L’histoire se déroule durant la Seconde Guerre mondiale en Hongrie. Les héros, deux jumeaux, sont inséparables. Leur père est au front. Pour leur épargner les bombardements sur la grande ville, leur mère les confie à leur grand-mère, à la campagne.]

 

Chez Grand-Mère, il n'y a pas de papier, ni de crayon. Nous allons en chercher dans le magasin qui s'appelle : « Librairie-Papeterie ». Nous choisissons un paquet de papier quadrillé, deux crayons et un grand cahier épais. Nous posons tout cela sur le comptoir face au gros monsieur qui se tient derrière. Nous lui disons :
– Nous avons besoin de ces objets, mais nous n'avons pas d'argent.
Le libraire dit :
– Comment ? Mais… il faut payer.
Nous répétons :
– Nous n'avons pas d'argent, mais nous avons absolument besoin de ces objets.
Le libraire dit :
– L'école est fermée. Personne n'a besoin de cahiers ni de crayons…
Nous disons :
– Nous faisons l'école chez nous. Tout seuls, nous-mêmes.
– Demandez l'argent à vos parents.
– Notre Père est au front et notre Mère est restée à la Grande Ville. Nous habitons chez notre Grand-Mère, elle n'a pas d'argent non plus.
Le libraire dit :
– Sans argent vous ne pouvez rien acheter.
Nous ne disons plus rien, nous le regardons. Il nous regarde aussi. Son front est mouillé de transpiration. Au bout d'un certain temps, il crie :
– Ne me regardez pas comme ça ! Sortez d'ici !
Nous disons :
– Nous sommes disposés à effectuer quelques travaux pour vous en échange de ces objets. Arroser votre jardin, par exemple, arracher les mauvaises herbes, porter des colis…
Il crie encore :
– Je n'ai pas de jardin ! Je n'ai pas besoin de vous ! Et d'abord, vous ne pouvez pas parler normalement ?
– Nous parlons normalement.
– Dire à votre âge : « disposés à effectuer », c'est normal, ça ?
– Nous parlons correctement.
– Trop correctement, oui. Je n'aime pas du tout votre façon de parler ! Votre façon de me regarder non plus ! Sortez d'ici !
Nous demandons :
– Possédez-vous des poules, monsieur ?
Il tapote son visage blanc avec un mouchoir blanc.
Il demande sans crier :
– Des poules ? Pourquoi des poules ?
– Parce que si vous n'en possédez pas, nous pouvons disposer d'une certaine quantité d'œufs et vous les apporter en échange de ces objets qui nous sont indispensables.
Le libraire nous regarde, il ne dit rien.
Nous disons :
– Le prix des œufs augmente de jour en jour. En revanche, le prix du papier et des crayons…
Il jette notre papier, nos crayons, notre cahier vers la porte et hurle :
– Dehors ! Je n'ai pas besoin de vos œufs ! Prenez tout ça, et ne revenez plus !
Nous ramassons les objets soigneusement et nous disons :
– Nous serons pourtant obligés de revenir quand nous n'aurons plus de papier ou que nos crayons seront usés.

Agota Kristof, Le Grand cahier, 1986.

1) Le narrateur est-il présent dans le texte et dans l’histoire ?
2) Pourquoi doit-on dire qu’il s’agit d’une scène ?
3) En quel style est rapporté le dialogue ?
4) Y a-t-il une description dans cet extrait ? Y a-t-il des éléments descriptifs ? Sont-ils nombreux ? Pourquoi ?
5) Pourquoi le commerçant se met-il en colère ?
6) En quoi son attitude contraste-t-elle avec celle des jumeaux ?
7) Pourquoi n’y a-t-il ni figures de style, ni incises, ni phrases longues ?
8) Quel est le temps du récit ? Pourquoi ?
9) Quelle idée ce passage nous donne-t-il des jumeaux ?
10) Quelle impression a voulu produire l’auteur ?

vendredi 19 octobre 2018

Contrôle 1

1) Séparez les propositions et indiquez leur nombre et leur nature dans les phrases suivantes :

1. J'espère qu'il fera beau demain car je dois aller voir Clara qui habite à la campagne.
2. Le président de la République a vu deux poids-lourds du gouvernement, Nicolas Hulot et Gérard Collomb, quitter le navire dans le fracas et la confusion.
3. L'histoire est racontée à la première personne par Frank Chambers, un jeune vagabond qui fait une halte dans un restaurant de Californie pour un repas, et qui finit par y travailler.
4. L'équipe de France a perdu le match, elle s'en remettra, corrigera ses erreurs, se préparera intensément, finira par arracher la victoire. 

2) Grâce à quel arrangement Katz obtient-il six mois avec sursis pour Cora ? 

3) Quels obstacles s'opposent à Frank et Cora jusqu'à la décision du tribunal et comment réussissent-ils à les supprimer ?

4) Qu'est-ce qu'une scène dans un récit ? Définissez et donnez un exemple. 

5) Quels sont les trois points de vue possibles dans un récit ? Définissez-les et donnez un exemple de deux points de vue différents.

 

dimanche 14 octobre 2018

méthode du commentaire (1)

Voici un texte à commenter (sujet de bac) :

Texte B : Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes, chapitre XIV, 1913.

[Enfant, Meaulnes avait rêvé d'une jeune fille inconnue dont il ne voyait pas le visage. Devenu adolescent, il découvre après une longue errance à travers roseaux et forêts, un château mystérieux animé par une fête tout entière dédiée aux enfants.]

Il entra dans une pièce silencieuse qui était une salle à manger éclairée par une lampe à suspension. Là aussi c’était fête, mais fête pour les petits enfants.
Les uns, assis sur des poufs, feuilletaient des albums ouverts sur leurs genoux ; d’autres étaient accroupis par terre devant une chaise et, gravement, ils faisaient sur le siège un étalage d’images ; d’autres, auprès du feu, ne disaient rien, ne faisaient rien, mais ils écoutaient au loin, dans l’immense demeure, la rumeur de la fête.
Une porte de cette salle à manger était grande ouverte. On entendait dans la pièce attenante jouer du piano. Meaulnes avança curieusement la tête. C’était une sorte de petit salon-parloir ; une femme ou une jeune fille, un grand manteau marron jeté sur ses épaules, tournait le dos, jouant très doucement des airs de rondes ou de chansonnettes. Sur le divan, tout à côté, six ou sept petits garçons et petites filles rangés comme sur une image, sages comme le sont les enfants lorsqu’il se fait tard, écoutaient. De temps en temps seulement, l’un d’eux, arc-bouté sur les poignets, se soulevait, glissait à terre et passait dans la salle à manger : un de ceux qui avaient fini de regarder les images venait prendre sa place.
Après cette fête où tout était charmant, mais fiévreux et fou, où lui-même avait si follement poursuivi le grand pierrot1, Meaulnes se trouvait là plongé dans le bonheur le plus calme du monde.
Sans bruit, tandis que la jeune fille continuait à jouer, il retourna s’asseoir dans la salle à manger, et, ouvrant un des gros livres rouges épars sur la table, il commença distraitement à lire.
Presque aussitôt un des petits qui étaient par terre s’approcha, se pendit à son bras et grimpa sur son genou pour regarder en même temps que lui ; un autre en fit autant de l’autre côté. Alors ce fut un rêve comme son rêve de jadis. Il put imaginer longuement qu’il était dans sa propre maison, marié, un beau soir, et que cet être charmant et inconnu qui jouait du piano, près de lui, c’était sa femme…

1. Lors de la fête, un personnage déguisé en Pierrot, joue à effrayer les enfants.

Commentaire
Vous commenterez le texte B tiré du roman d'Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes :


1. Vous ne devez pas vous contenter de répéter le texte.
2. Vous devez trouver ce que l'auteur a voulu faire sentir ou penser, quelle émotion ou quelle idée il a voulu nous communiquer. Et quels moyens (procédés) il a utilisés pour le faire. 
3. Vous trouvez deux mots clés (ou deux thèmes) qui représentent bien le texte selon vous. Exemple : musique. (Le mot clé peut être un sentiment, une chose, une situation, un personnage, une tonalité, une action, etc.)
4. Vous trouvez tous les passages du texte où le thème apparaît.
5. Vous trouvez ce que le texte veut faire comprendre ou ressentir à propos de ce mot (ou thème). Comment le thème est-il traité ? Exemple : de quelle musique s'agit-il ? Quel effet produit-elle ?
6. Vous cherchez les procédés qui sont en rapport avec ce mot (ou thème). Exemple : le point de vue subjectif de Meaulnes.